« Tu fais un régime ? »
C’est une question que j’entends souvent lorsque quelqu’un décide de cuisiner davantage, de réduire les produits industriels ou de remplir son assiette de légumes, de bonnes graisses et de protéines de qualité.
Et pourtant… non.
Je ne fais pas un régime, je mange simplement comme le corps humain est conçu pour être nourri.
Le plus étonnant, c’est que notre société considère aujourd’hui comme « normal » de manger des céréales ultra-sucrées au petit-déjeuner, des plats préparés le midi, des biscuits à quatre heures et des desserts industriels le soir.
À tel point que lorsque quelqu’un choisit des aliments bruts, cuisine maison ou refuse un produit ultra-transformé, il devient « celui qui est au régime ».
Nous avons inversé les repères.
Ce qui est devenu normal… ne l’est pas forcément pour notre organisme
Notre alimentation moderne est pratique, rapide, abondante certes et c’est bien là le piège.
Mais elle est aussi souvent très éloignée de nos besoins physiologiques.
Produits ultra-transformés, sucres cachés, huiles raffinées, additifs, excès de farine blanche… notre organisme doit gérer quotidiennement une surcharge inflammatoire importante.
Il a la capacité de s’adapter, lorsque c’est ponctuel car le corps est extraordinaire !
Mais il finit sur le long terme, par nous envoyer des messages : fatigue chronique, troubles digestifs, douleurs articulaires, brouillard mental, difficultés de concentration, fringales, problèmes de peau, sommeil perturbé…
Ces symptômes ne sont pas une fatalité. Ils sont parfois simplement le langage du corps, qui demande qu’on revienne à l’essentiel. L’inflammation est un signal d’alerte pour reprendre notre hygiène de vie.
L’alimentation : notre premier médicament… ou notre première source d’inflammation
En naturopathie, nous considérons l’alimentation comme le premier levier de santé.
Chaque bouchée transmet une information à notre organisme.
Certaines nourrissent les cellules, soutiennent le système immunitaire, stabilisent la glycémie et favorisent un terrain anti-inflammatoire.
D’autres entretiennent progressivement l’inflammation, sans que l’on s’en rende compte.
L’objectif n’est pas d’être parfait, Il est d’apporter plus souvent au corps ce dont il a réellement besoin. Je pratique moi même ce que j’appelle le 80/20. C’est à dire que dans 80% des cas, j’ai une alimentation saine, de saison, qui fait la part belle aux légumes, des protéines de qualité, peu de sucre et avec de bonnes huiles.
Pour les 20% restant, je me permet selon les cas, un verre de vin, un plateau d’apéritif dinatoire, un cookie, bref je me fais un plaisir spécial qui m’évite la frustration.
Une alimentation anti-inflammatoire n’est pas restrictive
C’est probablement le plus grand malentendu.
Quand on entend « anti-inflammatoire », beaucoup imaginent une liste interminable d’interdits.
En réalité, c’est tout l’inverse.
Il s’agit de remettre dans notre assiette des aliments vivants, colorés, riches en nutriments.
- Des légumes en abondance.
- Des protéines de qualité.
- Des bonnes graisses, indispensables au cerveau, aux hormones et à la satiété.
- Des fruits de saison.
- Des épices.
- Des herbes aromatiques.
- Des aliments les moins transformés possible.
On ne retire pas, on ajoute de la vitalité.
Manger normalement devrait être la norme
Notre corps ne réclame pas des calories, il réclame des nutriments :
- Il demande des vitamines, des minéraux, des acides gras essentiels, des protéines, des fibres.
- Il demande une alimentation capable de lui permettre de fonctionner, de réparer les tissus, de produire de l’énergie et de maintenir l’équilibre.
Finalement, manger sainement n’a rien d’extraordinaire. C’est simplement retrouver une manière de manger que nos grands-parents auraient probablement trouvée… normale.
Mon approche en consultation
Je ne crois ni aux régimes, ni aux interdictions, ni à la culpabilité. Je crois aux petits changements qui deviennent des habitudes.
Je crois à une alimentation qui procure de l’énergie plutôt que de la frustration et aussi à des repas simples, gourmands et nourrissants.
Parce que prendre soin de sa santé ne devrait jamais être vécu comme une punition, cela devrait être un acte d’amour envers soi-même.
Et si nous arrêtions de considérer l’alimentation saine comme une exception ?
Et si, finalement, c’était simplement cela… manger normalement ?
Je vous propose d’en parler plus en détail avec une consultation adaptée à vos besoins en prenant rdv.